Le trou

Théâtre Vertical

Tout public - durée : 1H20 

Mise en scène : Simon Anglès 

Avec (jeu et machinerie) : Simon Anglès, Antoine Brunet-Lecomte et Fabien Gautier

Musique (m.a.o et percussions) : Jonathan Fenez

Dramaturgie et assistanat à la mise en scène : Benjamin Costes 

Textes : Simon Anglès, Benjamin Costes et Antoine Brunet-Lecomte

Lumières : Marie Bonnemaison

Collaboration artistique : Etienne Rey

Calendrier :

Résidence de création au théâtre du Hangar du 21 octobre au 09 novembre

Création les 08 et 09 novembre au théâtre du Hangar à Montpellier

“ Le corps humain est une pile électrique chez qui on a châtré et refoulé les décharges, dont on a orienté les capacités et les accents alors qu’il est fait justement pour absorber, par ses déplacements photovoltaïques, toutes les possibilités errantes de l’infini du vide. 

 

Faites danser enfin l’anatomie humaine de haut en bas et de bas en haut. ”

 

Le théâtre et son double . Antonin Artaud

Crédit photo : Jean Pierre Estournet

« Le Trou » est une création théâtrale, issue d’une combinaison possible entre théâtre, escalade et astrophysique. C’est une recherche experimentale sur le vide, à l’aide d’échelles, de poulies, de palans et de cordes.

 

Portés par leurs rêveries sur les trous noirs et l’origine de l’univers, alimentés de techniques d’escalades et de spéléologie, les acteurs déploient un jeu aérien et burlesque, oscillant entre le space opéra, Buster Keaton et l’aventure spéléologique.

Trois espèces de clown, prêts à en découdre avec la réalité.

« De toutes les métaphores, les métaphores de la hauteur, de l’élévation, de la profondeur, de l’abaissement, de la chute sont par excellence des métaphores axiomatiques. Rien ne les explique et elles expliquent tout. »

 

L’air et les songes . Gaston Bachelard

Extrait de la note d'intention :

« ... Cela fait un moment que j’imagine des hommes sauter dans un trou noir. Un truc démesuré, absurde et fascinant.

Je me suis pris de passion pour les trous, les astrophysiciens, les alpinistes et les spéléologues. J’ai commencé à me suspendre à des grills de théâtre et à explorer des cavités. Je me suis intéressé à la danse voltige et au cirque, en me demandant ce que le théâtre pouvait apporter en plus.

Comment dramatiser des situations verticales ? Quels élans donner au vol et à la chute ? Comment résonne en nous les métaphores ascensionnelles ?

J’ai partagé ces interrogations avec mes camarades. D’abord Benjamin Costes, dont le parcours en philosophie des sciences et cinéma, m’a permis d’appréhender Wittgenstein et John Wheeler. Puis Antoine Brunet-Lecomte et Etienne Rey, tout deux auteurs et acteurs que j’ai rencontrés pendant ma formation à l’ENSAD de Montpellier et enfin Fabien Gautier, danseur interprète, avec qui je collabore depuis plus longtemps au sein du collectif L’Approche.

Je leur ai proposé de partir d’une expérience réelle, d’un éprouvé sensible du vide pour écrire le spectacle. Nous avons commencé par faire des expériences, dans des puits, des grottes et sur des façades.

Nourris des mots de Novarina, des réflexions quantiques de Claude Regy et des rêveries de Bachelard, nous avons entamé le travail au plateau en début d’été.

Nous avons construit ensemble des systèmes de cordes et d’échelles, fait de longues improvisations avec pour principes directeurs la surenchère, le risque et l’accident. En essayant d’être tous, acteurs, auteurs et expérimentateurs sensibles aux vibrations subtiles du vide. Ainsi l’écriture du spectacle se base d’abord sur notre rapport physique à ces nouveaux espaces, sur l’expérience directe de nos corps en chute et de nos corps en vol. Nous déployons des séquences muettes à partir de situations simples. Sauter ou ne pas sauter ? Si je tombe, alors comment je tombe et où je tombe ? Comment s’y prendre pour s’envoler ? Et puis en cas de nécessité, quelles opérations de secours peut-on mettre en place ?

Crédit photo : Jean Pierre Estournet

Très vite les questions de peur et de responsabilité se sont imposées. Le vertige agit aussi bien sur les interprètes que sur les spectateurs. La peur constitue-t-elle un obstacle à la réalisation de ses désirs ? Est-elle un outil coercitif nous empêchant de prendre le moindre risque et, de ce fait, nous empêchant toutes découvertes ? Ou au contraire, un garde fou, une émotion salvatrice nous permettant de survivre et de nous préserver ?

Ensuite vient l’écriture des textes, désynchronisée de notre travail au plateau, alimentée par nos lectures, nos rêves et nos expériences. Il se dessine aujourd’hui plusieurs micro-fictions qui s’enchâssent et s’entremêlent dans un même mouvement. On croise une aventure spéléologique et un space opéra aux confins du temps et de l’espace, où le burlesque nait des situations les plus désespérées. Nous travaillons par allers-retours successifs entre moment de pure abstraction visuelles et corporelles et d’intenses situations dramatiques.

Il nous reste ensemble encore cinq semaines de travail. "

Simon Anglès Août 2019

Extrait vidéo .

Dates passées :

- Le 20 octobre 2018 lors du Momentané Spécialités sur gazon à Montpellier (34)

- Sortie de résidence le 25 novembre 2018 à 16h à l'ENSAD Montpellier

- Accueil en Studio Libre au CDN théâtre des 13 vents du 24 Juin au 07 Juillet 2019

- En résidence au Cube Studio Théâtre de Herisson du 27 Septembre au 11 Octobre

- Sortie de résidence le 11 octobre au Cube

Association Collectif L'Approche

Adresse du siège social

6 rue des catalpas

34070 Montpellier

Présidente : Anne-Marie Delichere

Secrétaire-trésorier : Cédric Verza

Association loi-1901

Siret : 81034004200029 / APE 9002Z

Licences 2-1098003 et 3-1098004

© Collectif L'Approche